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Voyager dans son espace-temps - 9 mars 2016

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Publié le 18 octobre 2017 0

L’esprit “créatif ” du scientifique ?

Souvent mes interlocuteurs scientifiques, même des plus réputés, peinent à accéder à tout changement de paradigme conceptuel (affectant leur domaine d’activité). Pourquoi ? Etienne Klein, brillant physicien théoricien et philosophe en pointe, fait partie de ceux-là. Pourtant il produit et anime sur France Culture l’excellente émission « La conversation scientifique ». Ces derniers jours il recevait le non moins brillant Jean-Philippe Uzan pour, en particulier, débattre de la relation créative entre « arts et sciences ».

J.P. Uzan pense, entre autres, que pour « accéder au nouveau » il est utile de savoir « se libérer du jugement de sa communauté ». Il pose également la question du « comment faire passer à nos concitoyens » le comprendre scientifique. Par ailleurs tous deux (EK et JPU) expriment d’une seule voix cette réalité, que nous vivons tous, du « …, comme si le réel parlait au travers de celui qui s’exprime ». Ils constatent cette impuissance même du théoricien, culturellement cantonné aux observations et à l’empirisme. Mais une inertie culturelle qui parfois déclenche un travail scientifique « héroïque », tel que le pratiqua J. Kepler via une « expérience de pensée » appelée ici « décentrement » (Le Songe, publié en 1634). « Enfin », une nouvelle prise de conscience scientifique commence à frémir en cours d’émission : J.P. Uzan explique que la démarche artistique permet au créatif, au découvreur potentiel, d’appréhender toute son expérience grâce à sa « vision Extérieur/ Intérieur » (un processus que je décris depuis… 2010 ! Cf. NW Science).

Regardons d’un peu plus près en quoi ce frémissement de conscience est important. J.P. Uzan se demande si la notion de causalité a bien été comprise jusqu’alors (« on peut se poser la question de la causalité » telle qu’expérimentée dans un espace-temps « 4D »… « où il n’y a pas de Futur, il n’y a pas de Passé » !). En réponse à ce questionnement légitime, on comprend dans son propos que seule « l’expérience vécue » peut y répondre. Et non l’expérience uniquement « observée »… en un seul espace 3D. Oui, je confirme ici mes écrits scientifiques : l’expérience effective, dite « en conscience », demande autant de dimensions temporelles que de dimensions spatiales. Des dimensions alors vécues en « rétroaction sensorielle » (relation cybernétique, dite spatiotemporelle, d’un « continuum 3D/3D unique »… de mémoire/ matière).

Il n’aurait suffit que d’un dernier « pourquoi » à nos deux physiciens (un « pourquoi hyperbolique »), pour qu’ils puissent prendre conscience que dans la « vraie vie » l’humain n’est pas un simple « observateur » statique en 3D mais, quand il le décide, un « initiateur/ observateur/ acteur »  en 2x3D ! C’est-à-dire un individu sachant impulser à chaque instant « 3 Dimensions temporelles propres ». Forts de ce constat, a priori insolite, nos deux amis pourraient ainsi comprendre que notre « film de vie », notre histoire personnelle ne « se déroule » pas (dans un « espace »). Car en « réalité » (vécue) notre vie consciente, impulsée via « 6 Dimensions d’Espace-Temps », se déploie à chaque instant ! 

(Cher ami lecteur, je vous encourage à écouter ce passionnant débat entre Etienne Klein et Jean-Philippe Uzan).


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