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Voyager dans son espace-temps - 9 mars 2016

Publications TEMPS 3D

Publié le 31 janvier 2017 0

La Science prisonnière du temps ?

Notre représentation « du » temps, si commune… mais qui puisa tant d’écrits et de salive aux plus grands philosophes scientifiques depuis Platon, n’a sur le fond pas varié d’un iota. Pourquoi ? Laissons la question ouverte. Constatons néanmoins que la certitude temporelle s’est installée dans notre mental culturel, telle une docte morale incrustée au plus profond de notre « limbique collectif ». Mais aussi parce que depuis Aristote notre architecture psychosociale s’est construite sur un temps impénétrable, « religieusement conservateur ». Depuis, comme un seul homme, tous les savants du monde s’accordent à penser, comme Saint-Augustin, que « le » temps reste mystérieusement insaisissable (« Qu’est-ce donc que le temps ? Si personne ne me le demande, je le sais ; mais si on me le demande et que je veuille l’expliquer, je ne le sais plus » – livre XI des Confessions). Même la « révolution spatiale » de Copernic, pourtant réputée à l’époque subversive et visionnaire, ne bouscula en rien notre ancestrale croyance en « ce temps qui passe ». Un temps « spatialisé » a priori universel, devenu depuis « l’outil référence » non conscient des sciences dures ! 

Au fil des pages nous allons découvrir qu’il est tout à fait possible de s’extraire de cette trame culturelle, de prendre conscience plus librement de nos propres expériences, pour in fine introduire une « substance temporelle » plus active au service d’une science des corps. « Pantalonnade bogdanovienne » me direz-vous ? Munissons-nous, esprit ouvert, de notre esprit critique. Nous pourrons alors nous aventurer vers un tout nouvel univers conceptuel, un paradigme bigrement audacieux, comme seules de libres pensées… sauront découvrir. Alors nous verrons comment le raisonnement newtonien a paralysé « l’instant présent » dans l’apparence immédiate des seules expériences matérielles. Le temps des physiciens a pris ainsi la forme d’un « t-truc » universel, monodimensionnel de nature quasi-spatiale. Puis nous irons chercher pourquoi nos « vraies expériences » vécues, réputées « physiques » ou « observables », sont concrètement impulsées via trois « dimensions temporelles ». Pour ne pas dire « trois temporalités mnésiques » !

Car oui, les « sciences dures » ne pourront résoudre cette incroyable « énigme du Temps » qu’en réinvestissant l’ensemble du champ… de leurs origines fondatrices. A savoir au travers d’une philosophie des sciences à la fois sémantique, physique, biochimique, neurobiologique, …, et sociologique. C’est en ce sens que depuis plusieurs années j’ai commencé à pressentir puis à découvrir, pour ensuite construire et confronter une synthèse inédite des deux notions indissociables du « Temps » et de la « Conscience » (celle de nos propres « expériences »). Une synthèse qui in fine ne s’est avérée possible qu’avec les récents apports des neurosciences, toutes disciplines confondues. Tout en y intégrant le rôle essentiel de l’onto-phylogenèse du « corps » (pris au sens large du terme).

Je m’adresse donc à tous les « esprits ouverts et critiques », motivés par cette potentielle « révolution de l’esprit » à laquelle notre génération scientifique aspire. Pour évoluer il nous faudra dépasser le cheminement théorique actuel, au bout duquel la science dite « moderne », mais en vigueur depuis le XVIIème siècle, se sent à l’étroit. Je vous l’assure, comprendre la nature et « le moteur du Temps » sera bientôt pour tous d’une évidence déconcertante. Au même titre qu’il semblait audacieux au XVIème siècle de vouloir dépasser l’horizon terrestre, investissons-nous pour nous extirper un instant des certitudes apprises, des points de vue « ancestralement » reconnus, pour enfin réinitialiser en nous ce processus interne et naturel qui consiste à librement « découvrir à partir de soi ». Bien entendu je m’engage ici sur les résultats de cet investissement inhabituel, et soumet chaque partie de cette publication à la bienveillance du lecteur curieux, et plus encore à celle du scientifique « intuitivement conscient » des limites actuelles de l’officielle science de la matière !

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