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Voyager dans son espace-temps - 9 mars 2016

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Publié le 2 octobre 2017 0

Dieu consulte (enfin) Boris !

Boris Cyrulnik est un scientifique et un enseignant remarquable. Il vient de publier cet ouvrage que je vous recommande, « Psychothérapie de Dieu » (Ed. O. Jacob). Ce dernier, se confiant au neuropsychologue le plus résiliant de France (et fort d’un investissement… de 80 ans), se résigne enfin à entamer l’introspection de son esprit, a priori « divin » (mais néanmoins humain). Ce qui m’a semblé d’emblée très juste dans les affirmations de notre fringant octogénaire peut se résumer en ceci :

-          L’enfant « apprend Dieu » pour rester intégré au « clan social » dont dépend son confort de vie. Mieux encore, pour intégrer le « clan spirituel » dont dépendra, peut-être, sa survie ! Cet apprentissage est alors fondé sur celui de sensations nécessaires à ses aptitudes comportementales (sensations physiques, de niveau reptilien). Puis sur celui des émotions (affectives & sociales, limbiques), indispensables à ses aptitudes mentales. Et surtout, il développe son esprit en apprenant des sentiments vécus en « découvrant » l’autre (… ou « l’autre chose »). Mais lorsque qu’il n’apprend que « l’unique sentiment… en un Dieu », son esprit reste limité (à l’intangible, à l’inaccessible… inconnu) !

-          Une religion non tolérante, c’est-à-dire à l’esprit fermé, n’est pas une religion spirituelle (stimulant notre esprit et les sentiments qu’il peut exprimer), mais une idéologie de croyance mentale (limitée aux seules émotions). C’est ainsi que toute religion sectaire restreint l’individu à une pensée collective simple (limbique), limitée par nature aux « copier/coller » (tel que pratique tout logiciel informatique, binaire). Il est alors plus facile de comprendre la frustration que vivent « les croyants à l’esprit fermé ». Une frustration, pouvant devenir pathologique, de ne pas pouvoir accéder aux découvertes de l’esprit,… seules sources possibles de « bonheurs vécus » !

Par contre, je ne partage pas une autre affirmation de « Boris neuropsychologue » : « Dieu », ou plus précisément « le sentiment d’un inaccessible » (« au-delà de notre conscience actuelle), ne se « sent » pas. Le « stade de l’esprit », au sens psychogénèse du terme, ne permet pas de « sentir ». Cette fonction est réservée au « stade du comportement » (physique). L’esprit prend naissance et se développe via des « sentiments vécus », puis parfois via des « pressentiments » (en cas de doute, n’hésitez pas à lire NW Sciencehttp://www.nw-science.com/). Cette différence de compréhension, de paradigme conscient, est fondamentale. Elle a permis pour ma part de comprendre en quoi nos « libres sentiments », tournés vers l’avenir, sont nos seuls processus psychiques pouvant nous ouvrir à un « autre du Futur » (c’est-à-dire nous “sentir concernés” par les « générations futures »).

Merci Boris pour votre « divine psychothérapie », et ce « merveilleux bonheur » de pouvoir mieux cerner… l’esprit de ce que nous ne comprenions pas encore !  


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