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Voyager dans son espace-temps - 9 mars 2016

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Publié le 6 décembre 2017 0

Aimer lire grâce à la motivation… parentale !

« Les compétences en lecture et compréhension des élèves de CM1 sont en baisse » !

Soit, les méthodes de lecture décidées par les gouvernements successifs, et les professionnels de l’enseignement, ont probablement influé sur la performance de « nos » enfants. Mais prenons un peu de recul, si vous le voulez bien. Nos chères « têtes blondes », bien avant de suivre les apprentissages et recommandations de leurs instits, suivent le modèle quotidien parental !

Oui, vous commencez à percevoir ce que je vais suggérer. Car en effet nos bambins construisent leur primo-personnalités en absorbant comme des éponges le comportement primaire de leur parent référent (pour « posséder » son savoir-faire). Mieux encore, l’enfant développant son psychisme tend ensuite à copier en priorité les réflexes sociaux de leurs père et mère (pour « apprendre » leur savoir). Précisons en quoi ce lien intime enfant-parent induit une telle motivation spontanée.

Il est nécessaire de savoir au préalable que nous construisons tous, à partir de neurones, une « autoroute neurobiologique de la motivation ». Un faisceau cérébral nommé « faisceau de la récompense » (« MFB » – medial forebrain bundle), reconnu depuis les travaux de James Olds et dont la cybernétique détaillée fut décrite plus récemment par Henri Laborit. Cette puissante boucle neuronale se développe lors de la croissance des trois stades psychiques, matérialisés dès l’enfance par les cerveaux dits « reptilien » puis « limbique ». Le premier, garant des capacités comportementales, gère nos sensations et détermine nos motivations primaires, quasi-irrépressibles. Le second, relié aux aptitudes sociales, oriente nos motivations culturelles… et émotionnelles. Les neurosciences ont largement prouvé cette réalité infantile de nos motivations primaire puis culturelle (notons que l’Institut de NeuroCognitivisme est en Europe le plus en pointe sur le sujet).

Sur le terrain éducationnel cela signifie clairement que l’enfant, pour des raisons de survie mais aussi d’opportunisme clanique, prend très souvent pour modèle comportemental et motivationnel le père et/ou la mère. Des modèles pour la lecture, mais également pour le goût de penser et de s’exprimer. Il en découle concrètement que chaque enfant tend à reproduire les motivations primaires et culturelles observées… chez leurs parents. Ainsi dès la plus tendre enfance, et probablement jusqu’à l’adolescence, la motivation du parent à lire, écrire et dialoguer, induit largement celle de l’enfant (tel un « modèle motivationnel »).

Monsieur le Ministre de l’Education, ne serait-il pas temps, via une véritable relation de confiance entre enseignants et parents (« d’élèves »), de proposer à tous une urgente sensibilisation sur ce moteur naturel de la motivation scolaire ?

Face à cette urgence majeure pour les futures « générations pensantes », les parents les plus curieux trouveront également, à n’en pas douter, une motivation supplémentaire en lisant la toute prochaine publication NW Science (« L’Esprit d’une nouvelle Science »).


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