Notre dernier podcast

Voyager dans son espace-temps - 9 mars 2016

Billets no image

Publié le 23 novembre 2017 0

Accéder au “non connu”, waouh… quelle liberté !

Pour donner suite à vos questions sur les « limites du cognitif », voici quelques précisions sur les facultés émergentes de notre « esprit ». Notons que mon précédent billet sous-tend une notion épistémologique bien plus large, que j’aborde dans une publication prochaine (NW Science, décembre). Pour la résumer en un mot, disons qu’elle est portée par un processus psychobiologique que l’on pourrait qualifier de « psycho-épigénétique » (Une transformation ontogénétique induisant in-situ une « évolution » phylogénétique). La question centrale revient en fait à « pourquoi et comment accéder au non-connu ? ». A noter que le « pourquoi » est toujours d’impulsion individuelle, intérieure (de nature mémorielle), alors que le « comment » s’avère en général plus matériel et extérieur (collectif).

La tentation historique du philosophe en quête d’esprit revient souvent à « Se libérer du connu », tel que l’a décrit J. Krishnamurti. Mais imaginer développer son esprit sans avoir au préalable investit son propre mental est un leurre cognitif. En effet, cet humaniste n’a visiblement pas pris conscience que pour « prendre du recul sur le connu », il est en amont indispensable de l’avoir reconnu et investit (un travail objectivable) ! Ainsi, et même si notre dépendance à notre propre « culture » semble souvent un frein à la créativité, il n’en est pas moins vrai que le processus « émergent » de notre psycho-phylogénèse impose sa loi (neurobiologique). Cela signifie que, pour chacun d’entre nous, appréhender notre Passé nécessite de reconnaitre et d’intégrer notre Présent (stade reptilien – cf. NW Science). Pour la même raison, « prendre conscience d’un Futur possible » exige au préalable d’appendre et d’assumer notre Passé (pensées analogiques et/ou logiques, stades limbique et/ou néocortical).

L’expression « prendre conscience » est ainsi lâchée ! Or nous savons que ce processus est de nature « méta » (cf. NW Science). Cela signifie que pour vraiment « prendre conscience » de nos activités mentales les plus évoluées (à priori « cognitives »), il est indispensable de développer un méta point de vue,… celui de notre esprit. Dans un tel cheminement personnel psychogénétique réfuter cet esprit,… que pourtant nous utilisons souvent, correspond à de l’inertie cognitive. Une « psycho-inertie » (au sens galiléen du terme), de nature culturelle voire intellectuelle. Cette approche inédite sur nos processus psychiques hypofonctionnels peut vous surprendre. En particulier si votre itinéraire personnel se veut scientifique. Pour nous référer aux processus de vie dits « intelligents » (dont la déclinaison mentale se voudrait « intellectuelle »), nous pouvons nous référer au « modèle triarchique » de R. Sternberg (notons qu’il s’inscrit dans un vécu tri-temporel Futur> Passé> Présent). Mais il y a plus accessible encore pour chacun : nous savons tous discerner « l’intelligence du corps ». Il suffit en effet d’observer chez celui-ci ses différents degrés de « liberté » !


A propos de l'auteur



Laisser un commentaire

Back to Top ↑